Chérita, la poupée d’ébène

Prologue: Personne ne lui avais jamais écrit de poème a-t-elle laissé entendre. Et à l’en croire, ça frisait presque l’injustice. Voir l’opprobre ou l’affront. Et Chérita, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, avait raison. Une telle beauté devrait être une muse. Mais que peut une muse devant des gens privés de la fibre artistique ou qui n’en ont même pas une once? Je crois avoir un tantinet cette fibre artistique.  Et comme je sais aussi un peu manier les mots, j’ai voulu m’essayer au jeu afin de réparer cette injustice. Je précise qu’en matière de poème, je suis un véritable débutant. J’ai donc droit à l’erreur. J’espère que Renaud Dossavi ne m’en tiendra pas rigueur.

 

Poupée d’ébène

C’est le sobriquet que Délivrance te donne

Elle me demanda, après notre première rencontre, comment je t’avais trouvée

De te tresser des lauriers, je ne me suis pas privé

 

Tu as, lui avais-je répondu, de beaux et jolis yeux

Tu es belle, attirante, as un joli teint, un joli sourire

Ce portrait juste et non flatteur de toi faisait de moi un chanceux

Même si ce fut pour un laps de temps assez court

 

Messie disait que de toutes celles dont je lui avais montré les photos, tu étais la plus jolie

Ton visage angélique et poli

Tes lèvres presque lippues

Ta peau noire, grâce à laquelle ton surnom prend tout son sens, scintillante et reluisante l’ont sûrement convaincu

 

Durant ces deux rendez-vous, j’ai adoré causé avec toi

Face à toi, je suis resté pantois et sans voix parfois

Comment ne pas l’être devant une telle beauté ?

J’ai passé pratiquement le temps à te contempler

 

Si tu étais une toile de Picasso, je t’aurai acheté

Sans hésiter

Et une fois mienne, tu aurais été l’objet de toutes mes attentions

Je t’aurai analysé avec passion

 

 

Ta franchise et ton côté sans façon

Ajouté à ta disponibilité et à ta bienveillance

Prouvent qu’avec toi, je n’aurai pas eu trop de mouron

Mais il fallait que je rompe avec cette fâcheuse tendance

 

Tu sais pourquoi il n’y a pas eu de troisième rendez-vous

Il faut que j’apprenne de mes erreurs

Je dois éviter pour le moment, de nouvelles secousses sentimentales, à mon cœur

Cependant, rien n’est tabou.

 

Epilogue: Après m’être efforcé à accoucher de ce poème aux forceps, je crois avoir atteint l’objectif à moi fixé : celui de réparer l’injustice faite à Chérita à qui personne n’avait jamais écrit auparavant de poème. Je me suis d’un coup découvert une nouvelle passion pour les poèmes. Vous me lirez plus souvent dans ce registre-là.

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