Il fallait être dans les poules A et D pour passer en demi-finale de la CAN 2017

Les quarts de finale de la CAN 2017 ont livré leurs verdicts le week-end dernier. Et lorsqu’on s’attarde sur les équipes victorieuses (Burkina-Faso, Cameroun, Ghana et Egypte), on se rend compte qu’elles viennent des groupes A et D.

 

Le butteur Aristide Bancé

 

Ça doit être une règle tacite ou peut-être un pur hasard que de voir les équipes des poules B (Sénégal et Tunisie) et C (RDC et Maroc)  qualifiées pour les quarts de finale, passer à la trappe. Peu d’observateurs plaçaient le Burkina-Faso en demi-finale. Et pourtant, les Étalons ont bien maté les Aigles de Carthage par deux buts à rien. Face à une Tunisie revenue de très loin après sa défaite inaugurale sur le même score en phase de groupes contre le Sénégal, la bande à Paulo Duarte, sortie première de la poule A a continué sur sa lancée. Le premier de la poule A venait de battre ainsi le deuxième de la B.

Sorti premier de la poule B avec 7 points après une phase éliminatoire sans faute, le Sénégal pouvait se targuer du titre de favori avec une équipe jeune, talentueuse et technique. Mais c’était sans compter sur le courage d’un Cameroun qui a su faire le dos rond jusqu’aux tirs au but après un match nul et vierge (0-0). Tout comme en 2002 lors de la finale au Mali, ce sont les camerounais, deuxième de la poule A, qui passent au prochain tour.

On savait que les ghanéens jouaient à l’expérience et étaient des adeptes du minimum syndical (1-0 face à l’Ouganda et au Mali) en phase de groupes. On savait aussi qu’ils étaient fébriles et qu’ils ont cédé la première place du groupe D à l’Egypte en s’inclinant face aux pharaons (0-1). On savait que la RDC avait remporté le CHAN 2016. On savait par ailleurs que les léopards étaient troisièmes lors de la CAN 2015. C’est un secret de polichinelle : Florent Ibenge est là depuis 6 ans. C’est un détail important. On savait enfin que les congolais ont dominé la poule C où se trouvait le tenant du titre ivoirien éliminé dès le premier tour. Mais, une fois encore un deuxième (Ghana) a dominé (2-1) un premier (RDC).

Comme le Burkina-Faso (premier), l’Egypte, lors du derby entre pays de l’Afrique du Nord, a battu in extremis (1-0)  le Maroc (deuxième de la poule C). Cette victoire des pharaons sur les lions de l’Atlas vient donc confirmer la règle non écrite selon laquelle, on ne pouvait pas sortir des poules B et C et prétendre à une place en demi-finale. Les poules B et C ont porté la poisse.

Le verdict des quarts de finale prouve aussi que les matches de groupes sont bien distincts des matches à élimination directe, qu’on peut bien terminer premier de son groupe et se faire éliminer, qu’on peut bien finir deuxième et passer en demi-finale. L’expérience a son importance dans les matches couperets. Une meilleure équipe, inefficace en attaque, ne peut gagner.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *